Imbolc

Date : le 1er février

Source : R. Zander, « Le Chant du Roitelet », Ed. du Grand Chêne, 1998

Le 1er février, Imbolc commémore le printemps, la croissance de la lumière, les premières floraisons (noisetier, bois-jolis, perce-neige), les premières sorties des abeilles.

Cette fête est celle de la déesse Brigitt, patronne des poètes, des amours, des guérisseurs, et des sages-femmes. Cette Brigitt (dont le nom est celtique, et a été emprunté tel quel par l’Eglise, qui en fit une Sainte Brigitte) a laissé de nombreuses traces dans le folklore irlandais essentiellement. Et Brigitt n’est autre qu’une des multiples manifestations de la Déesse-Mère, ce qui fait d’Imbolc une fête liée à la prospérité.

La fête celtique d’Imbolc, au milieu de la moitié sombre de l’année, était en fait une fête d’importance mineure chez les Celtes. Les mythes n’en font pas grand étalage, et nous confirment qu’Imbolc était une période de lustration et de purification au sortir de l’hiver. C’est à Imbolc que l’on passait des flambeaux et chandelles dans les buissons, dans les herbes mortes, dans les branches d’arbres pour détruire les larves des insectes, avant la renaissance de la nature. On en profitait également pour assainir les maisons et les étables, pour se protéger  » magiquement  » de tous les maléfices en confectionnant des talismans et en laissant brûler des chandelles.

Ce rite sera récupéré par l’Eglise et transformé en la Chandeleur, dédiée à la Vierge Marie, cette autre déesse-mère.